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lundi 2 janvier 2017

Comment se relever après un évènement dramatique ?

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Hey,

Aujourd'hui, je souhaite répondre à une question extrêmement difficile à travers le témoignage de mon expérience personnelle : "Comment se relever après un événement dramatique ?".

J'ai 25 ans et j'ai dû faire face à une procédure judiciaire de 6 ans, ainsi qu'une hémorragie interne qui aurait pu me coûter la vie durant cette même période (ne soyez pas têtu et allez chez le médecin en cas de douleur suspecte). J'aimerais entrer plus en détails sur les événements que j'ai traversés, mais certains de mes proches ne sont que partiellement ou pas du tout au courant et par respect, je n'aimerais tout simplement pas qu'ils l'apprennent en le lisant ici.

J'ai longtemps nié l'évidence, car dans ma famille, "il faut être fort", c'est la raison pour laquelle, j'ai ignoré les signes du mal-être et je me suis caché derrière énormément de choses. En bref ! J'ai continué de vivre ma vie "normalement", tout comme mes proches qui étaient au courant. Après mon opération, soit 4 ans après le début de la procédure judiciaire. J'ai reçu la visite d'une psychologue à qui j'ai littéralement répondu que je ne ressentais pas le besoin de parler et que je n'avais pas besoin d'aide et tout ça avec un grand sourire.

C'est à ce moment, que sont arrivés les vrais symptômes. Je ne pouvais plus me cacher, je ne dormais plus, je faisais de plus en plus de cauchemars et je maigrissais à vue d'œil. Ma rééducation qui aurait dû durer un mois, en a duré plus de 8, car je n'avais tout simplement pas la force physique de m'en remettre. J'ai rendu visite à mon médecin traitant une fois par semaine, jusqu'au jour où il m'a de force dirigé vers une psychologue.

Cette femme, je ne la remercierai jamais assez, car elle m'a permis d'accepter d'avoir le droit d'aller mal et surtout, elle m'a démontré que j'avais la force morale et la maturité nécessaire pour surmonter la dépression, si j'acceptais que cela prenne du temps. Elle m'a suivie pendant deux mois, puis m'a quitté en me disant que j'avais franchi la première barrière, que ça irait mieux un temps et que c'était maintenant à moi de consulter quand le besoin s'en faisait ressentir. Et ce fut le cas, deux psychologues, deux psychiatres, des antidépresseurs et des anxiolytiques plus tard. Je peux dire que j'ai accepté que ces événements fassent partie de moi et qu'ils aient conditionné la personne que je suis aujourd'hui.

Malgré tout, il m'arrive encore d'aller mal. Vous imaginez bien que j'ai fait l'impasse sur beaucoup d'événements qui m'ont conduite là où j'en suis. Mais le principal, c'est que nous pouvons tous nous en sortir vous, comme moi.

3 choses que j'aurais aimées entendre et savoir dès le départ :

1. Il faut accepter d'aller mal et appeler un chat, un chat. Une dépression est une dépression, rien ne sert de minimiser les choses, car ce n'est pas une honte. Bien au contraire, c'est un acte de courage, que d'accepter que l'on déprime, que l'on a besoin d'aide et encore plus d'aller chercher de l'aide.

2. Le psychologue n'est pas là, pour vous juger ! D'ailleurs, ce spécialiste n'est pas médecin. Je n'aurais par contre-pas de conseil à donner sur le psychiatre, il est lui médecin et sera en mesure de vous fournir un traitement. Pour ma part, mon médecin traitant s'en est chargé, car je n'ai pas réussi à être à l'aise face aux psychiatres que j'ai vus. Car, je me suis sentie analysée et ce sentiment m'était désagréable, les psychologues ont une approche douce, qui m'a mise en confiance.

3. Il faut s'entourer de personnes qui ont envie d'aider et non les forcer à le faire. Cela leur rend la tâche difficile et lorsqu'ils perdent patience, ils blessent soit par la parole, soit par les actes.
2 commentaires on "Comment se relever après un évènement dramatique ?"
  1. Ah la dépression... J'ai deux amies qui en souffrent et je les admire ces deux filles qui ont eu le courage, car comme tu le dit, c'est réellement courageux, de reconnaître que quelque chose ne va pas et qu'on a besoin d'aide. Ça me fait de la peine pour toutes ces personnes qui se cachent, qui nient par peur d'être jugées ou qui pensent que c'est reconnaître une faiblesse. Pour moi, demander de l'aide c'est naturel et normal car nous ne sommes qu'humains et nous ne pouvons pas tout le temps tout affronter seuls.
    En tant qu'amie, j'essaie de mon mieux de leur faire comprendre que je ne les juge pas (j'espère que j'y arrive), j'essaie d'installer un climat de confiance pour qu'elles puissent me parler sans retenu si elles en ressentent le besoin, car comme tu le dis encore, les mots peuvent blesser tellement fort...
    Peu de gens le savent mais à cause de problèmes familiaux et parce que je souffrais aussi, je me suis retrouvée face à une psychologue mais contrairement à toi, je n'ai pas réussi à sourire en disant que tout allait bien. J'ai fondu en larmes, toutes les larmes retenues pendant des années sont ressorties. J'étais à bout, totalement à bout et du coup j'ai passé 1 semaine dans le service psychiatrique d'un hôpital juste pour me reposer. Je n'avais pas de médicaments, j'étais libre de sortir et entrer quand je le voulais mais j'étais arrivée à un point de fatigue psychologique tellement important que j'ai juste profité de cette semaine pour me remettre les idées en place et j'en n'ai pas honte, et c'est peut-être pour ça aussi, que je trouve ça extraordinaire de 1. reconnaître que ne va pas, 2. vouloir aller mieux 3. faire en sorte que ça fonctionne. Parce qu'au final, c'est ça le truc, vouloir aller mieux et ne pas se complaire dans son malheur.

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    1. J'ai lu ton commentaire, comme une prolongation de mon article, car tu donnes un autre point de vue : celui de l'ami qui veut aider (avant ton expérience perso). Je n'ai pas encore rencontré cette situation, mais j'imagine encore plus en te lisant à quel point ça doit être difficile.

      Au sujet de ton expérience personnelle, je n'ai pas attendu d'arriver à la fin pour penser très fort que tu as été courageuse sur ce coup-là. Le simple fait de rester dans l'établissement alors que tu avais parfaitement le choix est un signe fort (à mes yeux, en tout cas) de lâcher prise. Tu as accepté la main tendue et c'est tout à ton honneur. J'espère que cette expérience t'a aidé.

      Bison

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